# Couplet 1 :

Les cris d’hier résonnent aujourd’hui,
Les sauvages sont venus chasser les dressés.
Une vie de frontières et de préjugés,
On a perdu notre tète, on a brisé nos muselières.
Perdu dans la traduction,
Condamnés à la désobéissance civile.
Le futur est déjà écrit,
Tout pour le profit,
Choisis ton rôle pour le spectacle.
Tu n’es qu’une nouvelle imitation,
Ta vie sort d’une publicité.
Ils ont détruit ton amour propre,
Avec les cameras qui te surveillent.

# Couplet 2 :

On l’a déjà dit 100 fois, représente les sans voix,
Qui rodent la nuit sans phares à l’attaque des convois.
On ne pourra pas se taire avec ce qu’on vit et ce qu’on voit,
Sans barreaux ni frontières c’est le monde qu’on conçoit.
L’espoir est hurlé à chaque voiture brulée,
Quand un jeune insurgé fait face à la sûreté,
Bien trop instable pour rentrer dans leurs cases
J’attends la cavalcade j’ai mon masque à gaz.

# Refrain :

Je mets mon masque pour respirer,
Pour tenir dans les lacrymos périmées.
La lutte est constante dans notre quotidien,
Nous sommes le lance pierre de nos enfants.

Alerté par les cris la charge est imminente,
C’est masque à gaz et casque serré sur les tempes.
Au pied du mur leurs garanties sont insipides,
C’est crédit confiance bradé,
Tant de braves trahis.

# Couplet 3 :

Pas question de pardonner,
On vit une guerre sociale.
Modernité pleine de biens et de solitude,
Du vide spirituel dans les écoles.
On est loin de votre indifférence,
Ils se taisent, mais demandent la rédemption.
Décompression sous ordonnance médicale,
Mécanismes de contrôle chimique,
Je crache vos calmants dans vos gueules.

# Couplet 4 :

Ils veulent nous voir les pieds sur terre,
Mais la terre est en feu, calmer le jeu ?
Non, battre le fer sans commentaires !
Dans la pénombre pour la BAC c’est la panacée,
Pluie de matraques dans ta fac tu t’es fait nasser.
Riposte graduelle, nouveau choc thermique,
Sous la veste équipé technique, encore c’t’odeur de plastique.
Je vois les jets de GLI F4, des pavés qui volent,
Tous à terre, LBD 40 dans la tempe.

# Refrain :

Je mets mon masque pour respirer,
Pour tenir dans les lacrymos périmées.
La lutte est constante dans notre quotidien,
Nous sommes le lance pierre de nos enfants.

Alerté par les cris la charge est imminente,
C’est masque à gaz et casque serré sur les tempes.
Au pied du mur leurs garanties sont insipides,
C’est crédit confiance bradé,
Tant de braves trahis.

Nous sommes la vague qui vient les troubler,
La rupture face à leur monde toxique.
Bien trop instable pour rentrer dans leurs cases,
J’attends la cavalcade, j’ai mis mon masque à gaz.
Nous sommes devenu la vague qui les a troublés,
La rupture dans un monde de classes.